Histoire des Universités Populaires (extrait de Wikipédia)
    Une université populaire est un organisme d'éducation populaire, dont l'objectif est la transmission de savoirs
     théoriques ou pratiques pour tous. 
La plupart des universités populaires en France ont un statut associatif. 
Le concept est dû au Danois Nikolai Frederik Severin Grundtvig (1783-1872), Pasteur luthérien puis évêque.  
Les premières structures en France s'occupant de l'éducation des adultes des milieux populaires sont les associations philotechniques.
La première a été fondée à Paris en 1848 par le mathématicien Eugène Lionnet pour
« donner aux adultes une instruction appropriée à leurs besoins ». Elle compte parmi ses présidents: 
Boulay de la Meurthe, vice-président de la République, le prince Jérôme-Napoléon (en 1865) ou Victor Hugo (en 1880). 
    En France, les universités populaires naissent dans le contexte de l'affaire Dreyfus. 
Face à la déraison que manifestent les idées antisémites, face aux passions qui se déchaînent alors,
les universités populaires tentent d'apporter une réponse humaniste. 
Autre élément du contexte : les lois scolaires mises en place par Jules Ferry.  
Si celles-ci permettent dès lors un enseignement gratuit, elles ne touchent évidemment pas  
les adultes. Les universités populaires essaient donc dès l'origine de combler cette lacune en s'adressant à un public
qui n'a pu bénéficier auparavant de « l'instruction publique ». 
C'est ainsi qu'est née, en 1898, la première université populaire française : « La Coopération des Idées »,
à l'initiative de Georges Deherme et d'ouvriers de Montreuil-sous-Bois, rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris.
En 1899, Deherme lance un appel à fonder une « Société des universités populaires ». Celles-ci sont au nombre de 124 en 1901. 
On peut aussi citer l'exemple de la première « Université populaire de Bourges »,  
née grâce à la Bourse du travail de Bourges, qui avait été créée en 1897. 
Ce groupement laïque d'enseignement populaire d'éducation mutuelle, pour citer C.E. Roth, 
est alors subventionné par le conseil municipal et le conseil général… et survit à l'épreuve de la Grande Guerre.
Ce détail importe, car les universités populaires ont eu à traverser des passes difficiles, comme l'indique la suite. 
La fin de l'affaire Dreyfus, la difficile coexistence d'intellectuels et d'ouvriers aux préoccupations divergentes, le niveau moyen d'instruction encore trop faible ainsi que des problèmes politiques ont mis fin au mouvement de développement des universités populaires en France
et parfois de manière définitive, puisque nombre d'universités populaires ont disparu (il n'en reste plus que 20 en 1914). 
Le premier conflit mondial contribue à changer la nature de ces projets. 
Dans l'entre-deux-guerres la renaissance de certaines de ces associations, comme ce fut le cas à Bourges, se fait avec une orientation politique et syndicale plus marquée : dans un contexte de forte effervescence militante pré-Front populaire,
la philosophe Simone Weil, agrégée de l'Université, alors en poste au lycée de jeunes filles de Bourges
publie, en décembre 1935, un appel « Pour la création d'une université ouvrière ». 
La réunion constitutive de cette université ouvrière a lieu le 24 janvier 1936, et les premiers cours dès février 1936. 
Le second conflit mondial entraîna une nouvelle coupure, avec son lot de disparitions, définitives ou temporaires, des universités populaires. 
L'Association des universités populaires de France (AUPF) 
Les universités populaires sont maintenant très présentes en France : plus d'une soixantaine d'adhérents à
l'Association des universités populaires de France (AUPF). 
Il y a là un vrai renouveau, qui témoigne de la vitalité de l'éducation des adultes en France. 
L'AUPF ne se contente d'ailleurs plus d'un regard franco-français : les colloques annuels 
qui rassemblent les universités populaires sont devenus internationaux et sont fréquentés par  
les Allemands, les Autrichiens, les Belges, les Espagnols, les Italiens 
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