L’ESTRAN NOURRICIER, SOURCE DE VIE DES TRANCHAIS 
Conférence de Marc PRIOUZEAU 
La gargamoëlle - mercredi 31 mai 2017 à 18H15 

Depuis la création de leur village, au XIIème siècle, les Tranchais, faute de port, n’ont jamais été des marins embarqués. 
Leur environnement se limitait à une étroite presqu’ile de sable balayée par les vents, isolée entre l’océan et les marais inondés
une grande partie de l’année reliée au continent par un étroit cordon dunaire au sud de Jard. 
Jusqu’à la fin du XIXème siècle, époque où furent stabilisées les dunes par la plantation des oyats et des pins maritimes,
 leurs récoltes étaient à la merci des tempêtes de sable qui submergeaient en toutes saisons les terrains cultivés et les habitations. 
Ils durent créer un mode de vie basé sur l’autarcie pour survivre dans ce milieu hostile. 
Leur quotidien se résumait à une lutte permanente contre les éléments et en bons « paysans de la mer », s’écoulait au rythme des marées. 
La récolte des crustacés et des coquillages et les poissons pêchés dans les écluses ou au filet représentaient leur base alimentaire. 
Faute de pacage, l’élevage familial était réduit à un porc, nourri de pommes de terre avariées,
 abattu chaque année à l’automne et à quelques volailles. 
La capture de canards plongeurs au filet, les macreuses, constituait l’essentiel de leur apport en viande. 
La création d’un territoire cultivable dans ce sable aride relevait du défi. 
Comme tous les peuples du rivage d’origine celte, ils utilisèrent les algues qui poussaient sur le littoral, appelé localement le « sart », comme engrais pour fertiliser leurs terres et en faire des jardins luxuriants. 
La « pierre de mer» extraite à la pioche du rocher du Grouin était transportée à chaque retour de marée pour construire les habitations
et les charpentes étaient faites de bois d’épave ramassé sur la laisse de la mer. 
Nous vous proposons de découvrir en images comment, grâce à leurs capacités à exploiter les multiples richesses de l’estran,
 ces hommes assurèrent pendant des siècles la survie de leurs familles. 

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